23 Mai 2013
Obligations émergentes suite ...
Obligations émergentes : Cerise de printemps économique japonais sur gâteau américain
La version financière des délicats cerisiers en fleurs du Mont Fuji nous a offert ce matin une magnifique décoration sur le gâteau élaboré par l'oncle Ben d'Amérique : -7% sur le Nikkei.

Malgré l'ampleur du choc, à ce stade, il nous semble que c'est plutôt une opportunité sur les actifs à risques, qui subissent tous des reculs plus ou moins forts aujourd'hui.
Nous nous limiterons ici à l'analyse des devises et des obligations émergentes (mais notre raisonnement s'applique à l'ensemble des marchés). Impactées depuis quelques semaines par la hausse des taux des Treasuries, après un mouvement qui les avait conduites à des sommets à la fin avril, elles ont ce matin encore reculé, quoique les chiffres du jour soient assez anodins. Cependant, la baisse cumulée sur deux semaines devient suffisamment significative pour accélérer les achats pour ceux qui s'intéressent à ces marchés.
Le tableau ci-dessous résume les mouvements depuis le début de l'année et depuis le plus haut qui s'est produit vers le 9 mai :
| Au 23 mai 2013 | Performance depuis le début de l'année |
Performance depuis le 9 mai |
|
Obligations émergentes - souches dollar |
-0,50% | -1,43% |
| Ensemble des devises émergentes Indice JPMorgan ELMI + |
+0,12% | -1,58% |
| Obligations émergentes - en "monnaies locales" Indice JPMorgan GBI-EM |
+1,84% | -4,08% |
D'un point de vue plus fondamental, la raison de notre biais favorable, est que la reprise japonaise telle que le gouvernement la structure repose en bonne partie sur la fin d'anticipations de déflation, sur la dépréciation du yen et sur une reprise du prix des actifs japonais (qui sont tous plus ou moins liés). Quoi qu'il en soit, il n'est pas question que les banques "perdent leur chemise" alors que la bataille ne fait que commencer.
Le mini krach obligataire qui a touché les "JGBs" (+40 bp de taux pour le 10 ans depuis la fin mars) avant de faire plier la bourse de la manière que l'on sait, doit d'ailleurs sérieusement nous faire réfléchir à ce qui arrivera au Bund, Treasuries et autres OAT le jour où nos économies auraient de vraies velléités de reprise (si ce jour arrive) !
Ainsi donc MM. Abe, Kuroda et consors ne peuvent absolument pas lâcher aussi facilement : du coup, pour les autres marchés, une baisse des marchés japonais n'est pas forcément une mauvaise nouvelle ! Comme pour les US, plus ça va mal, plus on injecte de liquidités…
Et plus on crée de liquidités, avec une perspective de baisse du yen, plus il y en aura pour s'investir sur des marchés obligataires, dont les plus attractifs - au moins facialement - sont les émergents.







